Neuroatypies et massage professionnel : Quelles conséquences ?

Les neuroatypies sont une composante importante de la santé mentale, car même si elles concernent une minorité de la population, elles peuvent tout de même avoir des répercussions importantes sur le bien-être et la qualité de vie, personnelle et profesionnelle.

Il est essentiel de les connaître et de savoir qu’elles existent.

Car si vous si vous traversez une période de souffrance ou que vous ressentez certains blocages, notemment dans votre vie professionnelle, cela pourrait vous aider à aborder ce sujet avec des professionnels de santé, et ainsi mettre en place des solutions qui vous permettront d’améliorer votre qualité de vie et d’atteindre plus facilement vous objectfs.

Surtout lorsque l’on est dans un processus de reconversion professionnelle dans le massage bien-être, ou dans le développement de activité de masseur ou masseuse professionnelle, qui demande une grande aptitude à l’exposition sociale, être en paix avec soi même et pouvoir mobiliser son plein potentiel sont autant de garanti supplémentaire de l’atteinte de vos objectifs.

Qu’est-ce qu’une neuroatypie ?

Pour commencer, il est important de bien comprendre ce qu’est une neuroatypie.

Peut-être que c’est la première fois que vous entendez ce mot, ou peut-être que vous l’avez déjà entendu sans savoir exactement ce que cela signifie.

En résumé, une neuroatypie fait référence à un fonctionnement neurologique ou cognitif différent de la norme.

A contrario, la majorité des personnes sont dites neurotypiques, c’est-à-dire qu’elles ont un fonctionnement neurologique qui correspond à la « norme ».

Les neuroatypies regroupent plusieurs types de fonctionnement et incluent principalement quatre grandes familles.

Je ne suis pas un expert en neuroatypies, donc il est possible que j’en oublie certaines. Et si des professionnels de la santé mentale tombe sur cet article, je les invite à compléter mes propos dans les commentaires.

Voici les principales catégories :

  • Les troubles du spectre autistique (TSA).
  • Les troubles « dys », tels que la dyslexie, la dyscalculie, et la dyspraxie, entre autres.
  • Le Haut Potentiel Intellectuel (HPI).
  • Le Trouble Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité (TDA/H), qui inclut également l’hypoactivité.

Chacune de ces neuroatypies correspond à une manière de ressentir, comprendre, réfléchir, raisonner et agir qui diffère de celle de la majorité de la population.

Entre chaque famille de neuroatypies, il existe des différences très importantes dans les conceptions du monde et de leur environnement, mais toutes partagent ce point commun : elles entraînent un fonctionnement qui diffère sensiblement du reste de la population.

Statistiques sur les neuroatypies

Comme je vous le disais plus tôt, les neuroatypies concernent une minorité de la population et voici quelques chiffres pour vous donner une idée plus précise :

  • 2 % de la population ont un profil Haut Potentiel Intellectuel (HPI).
  • 2,8 % des adultes sont concernés par le TDA/H.
  • 6 % à 8 % de la population présentent des troubles « dys » (dyscalculie, dyslexie, dyspraxie).
  • 1 % de la population est touché par un trouble du spectre autistique (TSA).

Il est important de noter qu’à l’intérieur même de chaque catégorie de neuroatypie, il existe différents degrés d’impact et de sévérité.

Par exemple, certaines personnes atteintes de TSA peuvent l’être de manière légère, si bien que cela n’a quasiment aucun impact sur leur vie.

Parfois, elles ne s’en rendent même pas compte et ne passent jamais de diagnostic, car cela ne perturbe pas leur quotidien.

À l’inverse, d’autres personnes avec un TSA sévère peuvent être incapables de mener une vie autonome et doivent vivre dans un cadre médicalisé.

L’interaction entre les neuroatypies

Il est également possible que certaines personnes soient touchées par plusieurs neuroatypies en même temps.

Certaines neuroatypies peuvent se compenser mutuellement et atténuer certains effets de l’autre, tandis que dans d’autres cas, elles peuvent au contraire se potentialiser de manière négative.

Mais bien que certaines personnes puissent être concernées par une ou plusieurs neuroatypies, cela ne signifie pas nécessairement qu’elles sont handicapées ou même qu’elles en souffrent.

Comme je l’ai mentionné plus tôt, de nombreuses personnes peuvent être neuroatypiques sans le savoir et vivent parfaitement bien et normalement.

Le lien qui est souvent fait entre neuroatypie et souffrance provient du fait que le seul moyen de découvrir ces particularités psychologiques, c’est en passant un bilan neuropsychologique avec un psychologue ou un psychiatre, généralement dans un contexte de suivi thérapeutique.

Et donc l’annonce d’un diagnostic neuroatypique arrive souvent à un moment difficile de la vie (car on va rarement voire un spécialiste de la santé mentale pour le plaisir).

Cependant, il est important de noter que cela ne signifie pas que neuroatypie rime toujours avec souffrance. Ce n’est pas toujours lié et en aucun cas systématique.

neuroatypie et massage bien-être

Mon expérience personnelle avec les neuroatypies

Dans le précédent article, je vous ai parlé de mes expériences personnelles au sujet de la santé mentale.

Mais aujourd’hui, je vais vous partager mon histoire concernant mes deux neuroatypies.

Ce n’est pas que les autres neuroatypies soient moins intéressantes, mais comme je ne les ai pas vécues personnellement, je préfère ne pas en parler pour ne pas dire de bêtises. Toutefois, si ces sujets vous intéressent, je vous invite à faire des recherches ou à consulter d’autres créateurs de contenu spécialisés dans ce domaine qui vous en parleront beaucoup mieux que moi.

Encore une fois, je ne souhaite pas vous parler de moi pour le plaisir d’étaler ma vie, mais plutôt pour illustrer concrètement l’impact que peuvent avoir les neuroatypies sur la santé mentale et sur la qualité de vie, aussi bien personnelle que professionnelle.

À travers mon expérience, j’espère casser certains préjugés et fantasmes que l’on peut avoir sur les neuroatypies, les suivis psychologiques et encourager chacun à apprendre à mieux se connaître pour vivre une vie plus sereine et épanouie.

Je vais donc vous présenter mes neuroatypies dans l’ordre chronologique de leurs diagnostiques, le contexte dans lequel j’étais suivi psychologiquement à ce moment, comment j’ai vécu le diagnostique et les conséquences que cela a eu sur les divers aspects de ma vie.

Mon diagnostic HPI (haut potentiel intellectuel)

Ma première neuroatypie a été diagnostiquée en septembre 2019. À l’époque, j’avais déjà 40 ans, donc je n’étais déja plus un jeune homme.

Mon activité professionnelle, Massage Lazarus, était en pleine expansion.

C’était juste avant le Covid, et mon chiffre d’affaires avait explosé et je vivais déjà avec ma compagne actuelle. Donc sur le papier, tout semblait parfait : ma vie amoureuse était épanouie, ma carrière allait bien, bref, tout allait pour le mieux.

Cependant, certains aspects de ma vie ne me satisfaisaient pas.

Depuis mon enfance, j’avais toujours eu du mal à gérer mes émotions. J’avais un problème de ressenti émotionnel général, accompagné d’un légers état dépressif plus ou moins permanent.

Tout ce qui est lié aux émotions fortes, comme l’enthousiasme, la joie intense, étaient des sensation que je ne connaissais pas, ou du moins pas de manière intense, sauf sous l’influence de substances toxiques.

Mais de même, même dans les moments difficiles de ma vie, je n’ai jamais ressenti de profond désespoir.

Mon panel émotionnel était extrêmement étroit. Quand tout allait mal, je disais « on fait aller ! » , et quand tout allait bien, je disais simplement « ça va ».

D’autre part, j’avais du mal à établir des liens profonds avec les gens que je rencontrais, et mes interactions sociales étaient souvent difficiles, voire douloureuses.

Pourtant, je ne voyais pas ce que je pouvais améliorer, puisque tout semblait aller bien dans les autres aspects de ma vie et poussé par ma compagne, j’ai décidé de commencer un suivi avec une neuropsychologue dans une clinique spécialisée.

Après quelques séances, ma neuropsychologue a évoqué l’hypothèse d’un fonctionnement HPI (Haut Potentiel Intellectuel), pensant que cela correspondait à mon histoire de vie et à mon mode de fonctionnement.

De mon côté, j’ai toujours su que je n’étais pas complètement stupide.

Dès mon plus jeune âge, les pédiatres avaient diagnostiqué une certaine forme de précocité, ce qui a entrainer mon passage de gtrande section de maternelle au cours élémentaire (CE1), sans passer par la case du cours rpéparatoire (CP).

Avant mon diagnostique, j’avais évidemment entendu parler des Hauts Potentiels.

Et il faut bien le reconnaître, c’est une appellation qui claque !

Haut Potentiel Intellectuel, c’est le nom d’un club dont on a franchement envie de faire partie.

Mais à la lumière de ce que je sais aujourd’hui, je peux dire avec certitude que c’est probablement le terme le plus mal choisi de l’histoire… mais j’y reviendrai un peu plus tard.

Après avoir passé les tests, l’hypothèse de la neuropsychologue a été confirmé.

Après avoir reçu les résultats de mon bilan neuropsychologique et ce diagnostic j’étais à la fois soulagé et fier.

J’avais l’impression, pour une fois, d’avoir réussi un examen (ayant raté 99% des examens que j’ai pu passer dans ma vie).

Mais très vite, j’ai compris que c’était un réaction assez stupide.

Un bilan neuropsychologique n’est pas un concours, il ne se base pas sur les connaissances acquises ou la culture.

Il n’y a rien à réviser, à savoir.

C’est juste un état des lieux de votre fonctionnement à cet instant T, ni plus, ni moins.

Se réjouir ou se plaindre de son diagnostique serait comme se réjouir ou se plaindre du résultat lorsque l’on prend sa tension ou sa température.

Le HPI n’est ni une bénédiction ni une malédiction. Cela correspond simplement à un mode de fonctionnement particulier.

Fort de cette nouvelle information elle à donc adapté mon suivi en conséquence.

Au fur et à mesure de mes séances, j’ai pu porter un regard plus objectif et plus indulgent sur mon parcours. J’ai réalisé que certaines des difficultés que j’avais vécues étaient liées à mon mode de fonctionnement particulier. Cela m’a permis de mieux comprendre certaines périodes de ma vie et de voir que ce n’était pas forcément uniquement de ma faute.

Cependant, il est important de préciser que le fonctionnement HPI n’est pas la cause de tous mes problèmes, mais c’était un peu comme si j’essayais de pédaler sur une moto : ce n’est pas que la moto est nulle, c’est juste que ce n’est pas comme ça qu’elle fonctionne.

Plongeon dans le monde des HPI

Le diagnostic et ma thérapie m’a permis d’aborder ma vie sous un nouvel angle, d’adapter ma vie à ma manière de fonctionner, ce qui m’a apporter une amélioration notable dans beaucoup d’aspect de ma vie.

Et à partir de là, je me suis naturellement tourné vers des groupes de personnes HPI.

Je pensais que j’allais pouvoir échanger avec des gens qui me comprendraient mieux et que je pourrais peut-être créer des liens plus profonds avec eux.

J’ai rejoint plusieurs groupes Facebook de HPI, ou de « zèbres » comme ils se surnomment parfois, et j’ai commencé à suivre des créateurs de contenu sur ce sujet. J’ai également participé à des rencontres en présentiel avec d’autres personnes HPI.

Cependant, très rapidement, j’ai fait deux constats qui m’ont surpris et un peu dérangé.

  • Le premier constat, c’est ce que j’appelle « l’alibi neuroatypique ».

J’ai rencontré beaucoup de personnes qui expliquent tous les aspects de leur vie – généralement leurs échecs – à travers leur fonctionnement HPI.

Par exemple, certaines disent : « J’ai raté mes études parce que je m’ennuyais en classe,à cause de mon HPI ».

D’autres justifaient leurs célibats en disant : « C’est difficile de vivre avec un HPI ».

Et ainsi pour tous les aspects de leurs vie, personnelle et professionnelle.

Ce comportement m’a semblé très réducteur et assez délétère, car il enferme les gens dans une vision figée et limitante d’eux-mêmes, où tout ce qu’il leur arrive de bien et surtout de mal, est expliqué par leur neuroatypie.

  • Le deuxième constat est lié à l’effet Barnum.

Durant cette période, j’ai également rencontré énormément de personnes qui se revendiquent HPI sans avoir passé de tests, simplement parce qu’elles se reconnaissent dans certains critères (qui sont souvents inexactes la plupart du temps).

Or, pour être diagnostiqué HPI, il faut passer des tests spécifiques avec des professionnels de la santé mentale, et cela ne peut pas se décréter soi-même.

Non seulement cela n’a aucun sens, mais en plus cela les cristallise dans une fausse vision d’eux même qui les empêche de s’épanouir pleinement dans leurs vies personnelles et professionnelles.

C’est HPI « autodiag » (auto-diagnostiqué) ou « non diag » (non-diagnostiqué) est souvent un sujet à polémique dans les groupes Facebook dont j’ai pu faire partie.

A tel point que pour intégrer certains groupe, il faut parfois transmettre les résultats de son bilan neuropsy pour être accepté.

Ce commutarisme est, pour moi, très toxique, autant du point de vue personnelle que du groupe, surtout que les bases sur lesquelles il repose sont le plus souvent fausses, exagérées et nuisent généralement à l’ouverture d’esprit et l’épanouissement.

Mais ce n’est que mon avis, bien entendu.

HPI et massage professionnel

Le diagnostic du TDA (Trouble du Déficit de l’Attention)

Après mon premier diagnostique (HPI), pendant plusieurs mois, il y a eu un petit effet nouveauté assez enthousiasmant.

J’avais un peu l’impression de me redécouvrir dans toutes les petites choses anodines du quotidien et mes inter-actions avec les autres.

Pas que j’avais changé en tant que personne, mais disons que je portais un regard nouveau sur ma manière d’agir et de vivre.

Mais assez rapidement, une fois les quelques ajustement bien intégré à ma vie, les choses ont repris leur court.

Et même si il y a eu un mieux général, au niveau émotionnel, c’était le statu quo. Pas d’effusion de joie, ni de tristesse ou de colère.

Quelques années plus tard, en 2024, après un déménagement, ma compagne a remarqué mon état psychologique et moral à commencer à se dégrader.

J’étais de plus en plus fatigué, démotivé, et mon état général s’était détérioré.

Elle m’a donc encouragé à consulter une psychiatre, ce que j’ai fait sans attendre.

Rapidement, après m’avoir mis sous médication pour pallier à mon passage dépressif, cette dernière a évoqué l’hypothèse que je pouvais être concerné par un TDA (Trouble Déficit de l’Attention).

Après avoir passé les tests cliniques, consulté mon premier bilan neuropsychologique et fait une anamnèse approfondie, ce nouveau diagnostic a été confirmé.

Vous vous demander peut-être pourquoi mon premier bilan neuropsychologique n’avait pas mis en lumière le TDA ?

Et bien c’est que le fonctionnement HPI, dans certains cas de figure, peut compenser certaines des déficiences causées par le TDA.

Pour autant, au cours de mes séances avec ma psychiatre, ce diagnostic m’a permis d’avoir encore une nouvelle angle de vue sur l’ensemble de mon parcours.

Et encore une fois, énormément d’évènements, de comportements et de difficultés trouvaient un nouvel éclairage à la lueure de cette nouvelle compréhension que j’avais de mon focntionnement.

A la différence du HPI, qui est un fonctionnement neurologique et cognitif dit « différent » ou « atypique » qu’il faut juste apprendre à connaitre et à domestiquer, le TDA, lui, est un trouble neuro-développemental qui, quelque soit la manière de l’appréhender, est un véritable handicape pour la vie de tous les jours.

Le côté positif, si on peut dire ça comme ça, c’est qu’il existe des traitements permettant de soulager, voire supprimer les symptomes du TDA.

Le traitement n’est pas anondin.

Pour simplifier la chose (car je ne suis aps expert en la matière) ce sont des sortes d’amphétamines que l’on prend lorsque l’on a besoin d’être productif et concnetré (ce qui est généralement très compliqué pour les personnes concernés par le TDA).

En juin de cette année, j’ai donc commencé ce traitement.

Il m’a fallut quelques semaines pour trouver la molécule et le dosage adapté, mais une fois en place, cela a été une véritable révolution pour moi.

L’objectif de base, c’était de pouvoir profiter de mes pleines capacités dans mon travail quotidien, mais le résultat est allé bien au delà de mes espérances.

J’ai l’impression qu’on m’a retiré un poids énorme des épaules. Ce traitement a eu un impact bien au-delà de la simple amélioration de ma concentration et de ma capacité de travail.

Il a aussi transformé l’amplitude et la gestion de mes émotions, amélioré ma vie sociale, mon sommeil, et mon énergie dans la vie de tous les jours.

J’ai l’impression d’être réellement moi-même… et c’est un sentiment très étrange après avoir vécu toute sa vie d’une certaine manière en étant persuadé que tout était « normal ».

TDA/H et massage professionnel

L’impact de mes neuroatypies sur ma carrière de masseur professionnel

Peut-être que vous vous attendez à ce que je vous dise, qu’en tant qu’HPI, j’ai une sensibilité hyper développée et que je suis doté d’une intuition plus fine que les autres et qui me permet de m’adapter plus justement aux personnes que je masse.

Que mon fonctionnement cognitif m’a fait emprunter des chemins innovant et géniaux qui m’ont permis de sortir du lot plus facilement.

Et bien pas du tout.

Pas que je ne sois pas quelqu’un qui ne soit pas sensible ou qui n’ait pas d’intuition, mais ce ne sont juste pas du tout des caractéristiques liées au HPI qui sont prouvées par des études scientifiques sérieuses (comme beaucoup d’autres caractéristiques répandues partout d’ailleurs).

Et que quoi qu’il en soit, même si évidemment une sensibilité développé et l’intuition sont des atouts dans le métier du massage bien-être, elle ne sont pas uniquement l’apanage des HPI, mais bien de l’intégralité de la population.

Mais pour en décrire l’impact réel sur ma carrière, il faudrait les diviser en trois parties distinctes :

  • Avant leurs diagnostic

Je portais l’intégtralité du bagage de ma vie et de mes échecs sur les épaules dans la construction de mon activité.

Chaque action ou nouveau projet me demander énormément d’effort, que ce soit par une vision pessimiste des choses et la mauvaise image que j’avais de moi et de mes capacités.

J’avancer malgré tout avec l’énergie du desespoir et une rage tenace de me sortir la tête de l’eau.

J’arrachais chaque succès avec les dents et j’y laissais beaucoup d’énergie mentale et physique.

J’avais du mal à me réjouir de mes victoires, que je pensais souvent illégitime, et a chaque coup dure, j’étais littéralement coupé de mes émotions. Un peu comme une coquille vide.

J’avancais lentement dans la souffrance et l’incertitude.

  • Après mon diagnostic HPI

Le nouveau regard sur ma vie et mon positionnement avec les gens de mon entourage m’a permis de mieux m’affirmer dans ma vie personnelle et professionnelle.

J’ai gagné confiance en moi et je me suis permis d’être plus audacieux et ambitieux dans mon activité, que ce soit dans mes communications, dans mes projets ou dans les objectifs que je me suis fixé.

En visant plus haut et en se sentant plus capables, j’avançais plus rapidement et plus loin.

Les actions ont commencé à moins me couter mentalement et j’ai réussi à me débarrasser de tâches, de relations et d’éléments toxiques qui polluaient mon environnement de vie et de travail depuis des années.

J’avancais plus vite et plus efficacement, même si cela restait très énergivore et que mon moral et ma capacité de travail restaient assez fluctuant.

  • Après mon diagnostic TDA

C’est encore un peu tot pour un bilan parfaitement objectif, vu que je suis traité depuis 3 mois et demi au moment où j’écris cet article, mais à ce jour :

  • Ma capacité de travail à littéralement explosée (quasiment doublé, voire plus)
  • Mon moral est bon est de manière constante
  • Je suis beaucoup moins impacté par les épreuves et coups durs
  • J’arrive à savourer pleinement mes succès et les choses simples de la vie
  • Je ne me fixe plus de limite dans ce que je suis capable d’accomplir
  • Je travaille vite, efficacement, sans trop me fatiguer
  • J’ai une vision très optimiste dans tout ce que j’entreprend

Et surtout, je suis pleinement épanouie dans cette activité que je me suis construite sur mesure.

Conclusion

Si je devais faire un bilan de ces expériences, je dirais que le diagnostic du TDA a eu un impact bien plus important que celui du HPI sur ma vie en général.

Même si ce dernier m’a aidé à mieux comprendre certaines choses sur moi-même, c’est vraiment la prise en charge du TDA qui a transformé ma vie au quotidien.

Ce diagnostic a également expliqué énormément de choses, notamment mes difficultés scolaires et sociales, et m’a permis de mieux comprendre qui je suis réellement.

D’apprendre à adapter mes relations, ma manière de vivre et de travailler à mon fonctionnement pour améliorer mon bien-être générale.

A la lumière des dernières découvertes sur mon foinctionnement, mes particularité cognitives et des actions mise en place pour qu’elle ne nuisent plus à mon bien-être, je ne peux que constater l’impact incroyable que ces changements ont eu sur la qualité de mon travail, de mon investissement personnel et mon plaisir de travailler.

Mon seul regret est de ne pas avoir fait cette démarche personnelle plus tôt. Mais je ne suis pas du genre à regarder vers le passé (enfin je ne le suis plus).

Je ne sais pas ce qu’il en sera de vous.

Peut-être ne serez vous pas concernés par les mêmes neuroatypies que moi, ou même par aucune d’entre elles.

Mais je voudrais dire qu’il n’est jamais trop tôt ni trop tard pour s’occuper de sa santé mentale et apprendre à mieux se connaître.

Car, si vous vous sentez limité dans votre vie personnelle ou professionnelle, que vous vous sentez pfatigué psychologiquement, que vous manquez de confaince en vous ou si vous ressentez des difficultés relationnelles, il est très probable que vous portiez un fardeau dont vous n’avez même pas conscience.

Consulter des professionnels de la santé mentale peut vous permettre de vous libérer de ces poids, de vivre une vie plus épanouie, et qui sait, de vous redécouvrir complètement comme cela a été le cas pour moi.

Lazarus

A propos de l'auteur

Nicolas Raphaël est masseur bien-être depuis 2015 et le fondateur de Massage Lazarus, un centre d'informations et de formations en ligne qui aide les personnes intéressées à se reconvertir professionnellement dans le massage et à vivre de leur activité.

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