Illustration Clients malveillant massage

Clients malveillants : comment les éviter et les gérer?

 

J’appelle « clients malveillants » ces personnes qui réservent un massage chez un praticien ou une praticienne dans l’espoir d’obtenir des faveurs sexuelles.

 

Ces clients malveillants sont un véritable cancer dans la profession pour plusieurs raisons :

 

  •  Effrayer et décourager certaines personnes à se lancer dans le métier.

 

  • Choquer et traumatiser les praticien(ne)s peu ou pas préparés à les gérer.

 

  • Participer à stigmatiser, à tort, certaines catégories de clients.

 

De plus, ils effritent les fondements même du massage bien-être qui sont :

 

  • L’empathie

 

  • L’universalité des genres (homme, femme, toutes orientations sexuelles confondues)

 

  • La confiance

 

  • Le lâcher-prise

 

Le métier de masseur(se) bien-être est une activité vraiment agréable à exercer, mais passer sous silence cette réalité du métier me semble peu constructif, voire dangereux.

Il est primordial d’être au fait de cette réalité, car mieux vous vous y serez préparé, plus vous pourrez minimiser les chances d’être confronté à ce genre de clients et plus vous serez à même de les gérer.

 

En premier lieu, il vous faut savoir que personne n’est épargné par le phénomène. Vous pourrez tous vous retrouver confrontés à ce genre de cas de figure, masseur comme masseuse et ce, que votre client soit un homme ou une femme.

J’en ai moi-même fait la mauvaise expérience, mais je vous en reparlerai un peu plus tard.

 

Afin de traiter le sujet complètement, il nous faut commencer par la racine du problème, la psychologie de ce genre de client.

 

 

D’où vient la malveillance de ces clients et pourquoi viennent-ils se faire masser avec une autre idée dans la tête ?

 

 

Avant de commencer, ce paragraphe n’est qu’un « éclairage » sur certains types de comportement et il n’est, en aucun cas, destiné à adoucir l’image d’un acte déviant, d’une parole ou d’un geste déplacé, qui sont des faits inacceptables et que je condamne sévèrement, sans exceptions et sans réserve.

 

 

Le massage, bien qu’un acte altruiste et de bienveillance, est associé bien malgré lui à la sexualité, en raison de phénomènes tels que :

 

  • La pornographie, présente en masse et très facilement accessible sur le net.

 

  • Certains pays (notamment en Asie, mais pas seulement) où massage et prestations sexuelles sont intimement liés.

 

  • Dans notre pays, le massage peut servir de « couverture légale » à la prostitution (sites de petites annonces ou de rencontres), même si récemment la France a commencé à prendre des mesures pour limiter cela.

 

  • Certains salons de massage qui ont pignon sur rue dans lesquels il est pourtant possible d’avoir un « petit supplément » contre rétribution.

 

Il faut avoir conscience que cela constitue la réalité de certaines personnes qui ont ainsi une vision erronée du massage.

 

Au fil du temps, la frontière entre LEUR réalité et LA réalité devient floue, au même titre que la limite entre une attitude respectueuse et celle qui sera déplacée envers le(la) masseur(se) bien-être.

 

D’autre part, même si le monde n’a jamais été aussi connecté que de nos jours, jamais le sentiment de solitude n’a été autant répandu dans la population.

Cette rupture des contacts humains et sociaux en réel, associée à ce que nous avons vu plus haut, peut également entraîner une modification de la perception de la réalité, de l’empathie et peut également conduire à ce genre de débordements inacceptables.

 

Néanmoins, il existe une catégorie de personnes perverses, qui désirent seulement assouvir un fantasme déviant et marquer de leur empreinte émotionnelle une personne leur paraissant fragile ou influençable.

 

Ce que je veux vous dire par là, c’est qu’il existe des nuances dans toutes choses, même dans les mauvaises : certains clients pourront juste être un peu lourds tandis que d’autres seront véritablement malintentionnés.

Il est important d’en avoir conscience pour pouvoir appréhender ce genre événements de la meilleure des façons et avoir la réponse adaptée à chaque cas de figure.

 

Comme le disait Sun Tzu dans l’art de la guerre :  “Si vous connaissez vos ennemis et que vous vous connaissez vous-même, mille batailles ne pourront venir à bout de vous. Si vous ne connaissez pas vos ennemis mais que vous vous connaissez vous-même, vous en perdrez une sur deux”

 

Pourquoi ces clients malveillants me contactent-ils alors que mes services ne laissent aucune ambiguïté dans leurs intitulés ?

 

La première raison est que beaucoup de ces clients malveillants ratissent large:

 

Ils appellent plusieurs praticien(nes) et les testent sous couvert de demande d’informations, afin de trouver le(la) professionnel(le) qui lui semblera le plus susceptible d’accéder à ses envies libidineuses :

 

  • Faites-vous des massages naturistes ?

 

Massage naturiste, c’est que vous et votre client(e) êtes nu(e)s : Donc non.

 

  • Faites-vous des massages tantriques ?

 

Je n’ai rien en particulier contre le massage Tantrique, mais il est TOTALEMENT lié à la sexualité donc n’a rien à faire dans une pratique professionnelle du massage bien-être. (Donc Non.)

 

  • Suis-je obligé de garder mes sous-vêtements ?

 

Il ou elle veut être nu(e) pour être massé(e).

Pour être parfaitement honnête, je comprends que certaines personnes préfèrent être nues pour se faire masser et il n’y a pas forcément des envies malsaines derrière.

Mais je ne peux que vous recommander d’accepter cette option UNIQUEMENT avec des clients que vous connaissez TRÈS BIEN, qui viennent régulièrement, et dont vous êtes certains de la bienveillance.

Sinon, non.

 

  • Faites-vous des massages de la zone périnéale ?

 

Petite précision pour ce point, la zone périnéale est la zone se trouvant entre les parties génitales et l’anus. Il est usuel que les cyclistes ressentent des douleurs dans cette région du corps et, effectivement, il existe des massages spécifiques de cette zone.

Ces massages sont pratiqués UNIQUEMENT par des kinésithérapeutes, donc même s’ils usent de cette ruse, renvoyez-leur dans les dents.

 

  • Faites-vous des finitions, massage prostatique, est-ce que toutes les zones sont massées, etc… ?

 

Le message a le mérite d’être clair, donc NON.

 

 

La deuxième raison, c’est à cause de Google.

 

Comme vous le savez, le célèbre moteur de recherche fonctionne à l’aide d’un algorithme qui associe votre site internet avec des « requêtes » d’utilisateurs.

Ces requêtes sont des mots clefs qui, une fois rentrés dans la barre de recherche, peuvent amener à tomber sur votre site, ou pas.

Je commence à avoir une bonne expérience de ce système de référencement et je puis vous dire que, très souvent, vous pouvez vous retrouver associés à des « requêtes » très éloignées de ce que vous pouvez proposer sur votre site.

Pour vous donner un exemple, mon blog qui traite du massage bien-être professionnel est pourtant référencé sur certaines requêtes telles que :

 

  • “Massage érotique Menton” : Alors que je n’aborde pas du tout le sujet, que je ne propose pas de service de massage à travers ce blog et que j’habite encore moins à Menton.

 

  • “Massage corps contre corps” : Chose que je ne fais pas non plus.

 

  • “Massage sensuel Luxembourg” : Je suis très flatté du sensuel (surement dû à l’article que j’ai écrit il y a quelque temps maintenant) mais je n’ai jamais fichu un pied au Luxembourg !

 

 

Ce que je veux vous dire par là, c’est que l’internaute tapant ce genre de mots clefs sur leurs barres de recherche, par exemple : Massage érotique Chambery, pourra éventuellement tomber sur votre site internet, même si vous n’avez rien fait en ce sens et même si vous n’habitez pas Chambery.

 

Oui, ils sont sympas chez Google …

 

Comment se prémunir de ce genre de clients malveillants ?

 

Même si certains passeront toujours entre les gouttes, il est possible de filtrer, en amont, ce genre de personnages non désirables :

 

  • Apposer la mention « Massage non érotique et non tantrique » sur vos supports (carte de visite, site internet…)

Tout le monde ne lit pas ces mentions, mais ceux qui ont une idée derrière la tête et qui l’auront vu devraient tourner les talons.

 

 

  • Ne pas donner suite, quelle que soit la teneur de la discussion, même cordiale, aux prises de rendez-vous par téléphone ou SMS via un numéro masqué.

Le fait d’avoir le numéro de téléphone d’un client permet de l’identifier clairement. Si la personne cache son numéro, ce n’est peut-être pas la seule chose qu’elle vous dissimule.

 

 

  • S’il vous pose l’une des questions que nous avons vues un peu plus haut, même combat ! Ça dégage.

 

 

  • Faire payer avant le massage, car prendre le risque d’avoir payé sans être sûr d’avoir eu leur petit « plus » pourra également en décourager plus d’un.

 

 

  • Ne proposez pas vos services de massages sur les sites de petites annonces, JAMAIS ET EN AUCUN CAS.

Car même si des choses sont en train d’être faites pour pallier à ce problème, cela reste l’endroit privilégié de racolage des prostitué(e)s, et donc des personnes friandes de ce genre de « services ».

 

 

 

Comment gérer un(e) client(e) malveillant(e) ?

 

Il y aura toujours des petits malins ou peut-être aurez-vous manqué de vigilance, et l’un d’entre eux passera entre les gouttes et se retrouvera sur votre table de massage…

 

Evidemment, la personne ne vous sautera pas immédiatement dessus.

 

Ce sont des petits signes, parfois anodins, qui pourront vous indiquer que le comportement de votre client(e) est en train de déraper :

 

  • Le(a) client(e) vous fixe du regard pendant que vous le(la) massez

 

  • Cela peut être un compliment sur votre physique ou la douceur de vos mains

 

  • Lorsqu’il(elle) ressert ses doigts (même sans être brutal) sur votre main ou votre poignet lorsque vous lui massez la main ou le bras.

 

  • Ou bien écarte légèrement les jambes lorsque vous lui massez le haut de la cuisse

 

  • Une remarque grivoise sur le massage, son état, vous … n’importe quel sujet qui vous met mal à l’aise.

 

 

Et là, la règle est simple : NE RIEN LAISSER PASSER. JAMAIS.

 

Si un événement, une phrase un geste vous met mal à l’aise, c’est que la ligne est franchie.

 

Ne vous remettez pas en question, écoutez-vous, toujours.

 

Car si vous laissez ce premier événement sans réponse, vous entrerez dans un cercle vicieux : Le doute

 

  • «C’est pas bien méchant, il(elle) m’a fait un compliment »…

 

  • «C’est de la drague un peu maladroite, mais il(elle) ne m’a pas agressé(e) non plus »….

 

  • « Il(elle) ne fait que me regarder, c’est pas la mort non plus »…

 

  • « Il(elle) m’a caressé la main, peut-être qu’il(elle) n’a pas fait exprès »….

 

 

Ne pas avoir réagi à la première « interaction douteuse » vous plongera dans une forme de confusion qui, d’un côté, nuira de plus en plus à votre lucidité quant à la manière de réagir face aux « interactions douteuses » qui suivront, et de l’autre, enverra de faux signaux à la personne que vous massez qui se sentira peut-être encouragée à aller plus loin.

 

Il est important de comprendre que pour ce type de personne, votre manière de réagir va lui donner une indication de ce qu’elle est en mesure de faire par la suite ou pas.

 

ATTENTION : Je ne suis pas en train de dire que si la personne que vous massez vous regarde en souriant, il faut la chasser de votre salon à coup de pied, bien évidemment.

 

Une personne peut très bien vous regarder en souriant, il n’y a aucun mal à ça, mais vous fixer avec insistance pendant de longues minutes, c’est inconvenant : C’est un massage bien-être, pas un Peep Show.

 

Comme je vous l’ai expliqué dans le premier paragraphe, certaines personnes qui pourront avoir ce genre d’attitude ne sont pas tous des prédateurs assoiffés de chair fraîche, et une réaction simple et adaptée pourra étouffer dans l’œuf toute intention déviante.

 

  • La personne vous dévisage ?

Concentrez-vous sur vos gestes et ne croisez jamais son regard.

 

  • Une personne qui vous complimente, sur votre physique ou tente une drague ?

Ne répondez pas la première fois, s’il(elle) recommence, exprimez le fait que sa remarque vous met mal à l’aise.

 

  • Il(elle) resserre ses doigts sur votre main, bras ?

Marquez un arrêt dans le massage, servez-vous de votre autre main pour enlever en douceur sa main de la vôtre et reprenez le cours de la séance.

 

  • Après l’un de ces premiers avertissements elle récidive ?

Annoncez clairement que vous ne pouvez pas tenir la séance dans ces conditions et que si elle recommence, vous mettrez fin à la séance.

 

Ainsi, ces réponses graduelles à ces actions poseront des barrières claires, progressives et réduiront à néant toute probabilité de dérapage malheureux ou d’incompréhension mutuelle.

 

Quoi qu’il se passe, il vaut mieux perdre un client par excès de zèle que de vous retrouver à devoir gérer une situation qui dérape et vous affecte.

 

Mettre un terme aux préjugés

 

On pourrait penser que ce genre de situation n’arrive que dans le cas où la masseuse est une femme et le client est un homme, ou seulement lorsque l’on a aucune expérience… mais c’est complètement faux.

Je peux en témoigner directement car je me suis retrouvé dans les deux situations inverses :

 

  • Le premier cas que j’ai rencontré était une femme, j’étais un jeune masseur à l’époque. Elle semblait pourtant tout à fait équilibrée, sympathique et elle présentait très bien.

Elle parlait énormément durement la séance et, régulièrement, elle me complimentait sur mon « touché de velours » (ALERTE), me disait que c’était quand même très agréable de se faire masser par un « beau garçon » (ALERTE), théorisait sur le fait que certaines textures de peau « glissaient mieux ensemble » que d’autres (ALERTE ! T’ES DÉBILE OU BIEN ?) … Bref… Rien d’insupportable ou d’agressif, surtout que c’était au fil de la conversation et sur un ton humoristique.

Mais toutes ces remarques auraient dû déjà me mettre la puce à l’oreille.

 

C’est ainsi qu’au moment d’entamer la partie du massage du buste, elle saisit mes deux mains en les écrasant sur sa poitrine en me signifiant « N’hésitez pas à insister sur cette zone, j’adore quand on me les masse ».

 

J’ai donc retiré mes mains en disant que je ne proposais pas ce genre de service, et j’ai continué le massage dans une ambiance de malaise mutuel assez étouffante.

 

  • Le deuxième cas que j’ai rencontré, je massais déjà depuis un petit moment et j’exerçais à l’époque en tant qu’indépendant dans un centre de bien-être haut de gamme.

 

Un journaliste d’un grand journal dont je tairais le nom, venait faire une « revue » du centre bien-être du genre « J’ai testé pour vous… ».

 

La responsable du centre m’appelle pour me signifier que ce journaliste voulait se faire masser par moi et personne d’autre.

J’étais le seul garçon.

 

J’ai voulu esquiver ce rendez-vous dont le choix « exclusif » de ma personne en tant que masseur ne me disait rien de bon.

Mais finalement, fermement décidé dans son projet, il s’arrangea pour obtenir ce massage avec moi.

J’ai donc pris sur moi, rangé mes préjugés dans ma bouteille d’huile d’amande douce, afin de donner la meilleure image possible du centre et de la qualité des services proposés.

 

Ce massage a été le pire de ma vie :

 

A peine entré dans la salle de massage, il était déjà installé, nu, sur la table.

Le massage à peine commencé : « Vous avez des mains de fée » … Je ne réponds pas.

Il ne me quittait pas des yeux… Je l’invite donc à les fermer pour mieux se relaxer… « Non, je préfère vous regarder »…

 

Et c’est là qu’a été mon erreur.

 

A cet instant, j’aurais dû stopper la séance, mais n’oublions pas qu’il était journaliste et venu spécialement écrire un article sur mon lieu de travail et l’idée qu’une mauvaise réaction de ma part puisse nuire à l’image du centre a mis à mal ma lucidité et m’a plongé dans une confusion totale…

 

Je n’ai donc rien dit… et j’ai continué le massage jusqu’à la fin, me demandant à chaque instant si je devais arrêter, continuer à supporter cela pour le centre ou lui faire avaler ses dents à coups de pieds.

J’ai eu droit à toute la panoplie… Sa main calleuse et poilue se refermant sur mes mains, mes poignets, ses jambes qui s’écartent lorsque je travaillais sur les muscles des cuisses, laissant apparaître son attirail dont l’immondice n’avait d’égal que sa perversité… tout cela sur un fond de remarques gênantes, de soupirs répugnants… Un calvaire mes amis….

 

Pourquoi je vous raconte tout cela ?

 

Nous pouvons avoir trop vite tendance à faire des généralités et à stigmatiser une partie de la population.

Les hommes peuvent parfois être associés à des bêtes sans âme uniquement dirigés par le contenu de leur caleçon.

Mais la perversité est mixte, je peux en témoigner d’expérience, et au même titre que ce travers psychologique peut être l’apanage des deux sexes, il en est de même pour le respect et la bienveillance.

 

Il est intéressant de constater que j’ai massé plusieurs centaines de personnes, des hommes, des femmes, des enfants, des personnes âgées, des hétéros et des homos, et que ce sont les deux seules expériences négatives du genre que j’ai eu à affronter et que la parité de sexe est totale en la matière.

 

Je comprends que l’on puisse avoir ses préférences, entre masser un homme ou masser une femme, être massé(e) par un homme ou être massé(e) par une femme, c’est évidemment votre droit. Mais par cet article, j’aimerai également ouvrir votre réflexion sur la motivation de ces préférences.

Et que si elles sont motivées par des préjugés, il peut être intéressant d’essayer de les dépasser. Car en vous fermant à une catégorie de la population, que ce soit en tant que praticien(nes) ou client(e)s, vous vous fermez également à une partie de la beauté du massage et de l’humanité : Sa diversité.

 

La séance s’est mal passée, je n’ai pas réussi à la stopper, que faire ?

 

Lorsque vous vivez une expérience telle que celle que j’ai vécu (et j’ai bien conscience que certaines personnes ont vécu des situations peut-être plus graves), vous ressentirez inévitablement un sentiment de malaise.

Une sensation persistante, comparable à celle que l’on peut ressentir à la sortie d’un cauchemar, alors que rêve et réalité sont encore entremêlés.

Une forme de confusion mentale, de questionnement et d’incompréhension auxquels vous ne devez pas céder car :

 

  • NON vous n’avez rien fait qui aurait pu laisser sous-entendre que vous étiez ouvert(e) à ce genre de débordement.

Vous n’êtes pas responsable des troubles mentaux ou socio-pathologiques de ce genres personnes.

 

  • NON, vous n’êtes pas responsable de ne pas avoir réagi quand cette personne a commencé à avoir un comportement inapproprié.

Nous sommes tous différents, la tolérance à l’agressivité, l’empathie, la sensibilité, la confiance en soi, sont des facteurs qui diffèrent beaucoup d’une personne à l’autre.

Les mécanismes physiologiques qui peuvent se mettre en marche dans votre tête et votre corps dans ces moment-là, peuvent très bien vous paralyser face à une situation de stress intense, à votre corps défendant.

Vous n’être pas coupable de ne pas avoir réagi, c’est « l’agresseur » qui est coupable de vous avoir mis dans cet état de non réaction.

 

Ces vérités, vous devez vous les répéter, comme des mantras.

 

Parlez de votre mauvaise expérience à vos confrères, consœurs, vos proches. Ne ressassez surtout pas ces choses-là dans votre tête et seul(e).

 

Si les limites du tolérable sont dépassées, agressions physiques (quelles qu’elles soient), insultes … N’hésitez pas à déposer plainte.

 

Que la personne soit sanctionnée ou pas (selon la gravité des faits), cela restera comme une marque indélébile qui pourra peser lourdement en cas de récidive de sa part.

 

De plus, cela vous permettra également d’acter de manière concrète que vous avez été victime d’un fait répréhensible, ce qui vous aidera à surmonter cette épreuve psychologiquement.

 

Après, le temps fait son œuvre et guérit les blessures.

 

Conclusion

 

Le but de cet article n’est pas de vous faire peur, car ces cas sont très rares.

 

Je connais énormément de praticien(ne)s qui n’ont jamais eu à vivre ce genre d’expériences, même au bout de plusieurs années de pratique.

 

Mais, pour exercer cette activité en tout sérénité, vous vous devez d’en connaître tous les tenants et les aboutissants.

 

Je voulais vous faire bénéficier de mon expérience pour pouvoir vous prémunir au maximum de ce genre de personnes, vous donner quelques outils pour les gérer en séance, mais également vous faire comprendre que ces déviances peuvent concerner n’importe quel profil de personne.

 

J’essaie, à mon niveau, de mettre en lumière les éléments qui nous rassemblent en tant qu’êtres humains et de combattre ceux qui nous divisent.

 

Le massage est un outil de partage et de communion entre les humains qui n’a pas son pareil.

 

Ne laissons donc pas cet art magnifique participer à une forme de communautarisme des genres, à cause de quelques rares brebis galeuses.

 

Et vous, avez vous vécu un cas similaire ? Comment l’avez-vous géré ?

 

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2 Comments

  • Lifo

    Reply Reply 5 décembre 2018

    Article très intéressant.
    J’apporterais juste une nuance sur le fait de préciser sur nos sites internet que nous ne faisons pas des ”massages à caractère sexuel ou érotique…”. Les moteurs de recherche ne font pas la différence entre ”pas des massages…” et ”des massages…”, ils ne tiennent pas compte du ”pas” privatif. Voilà peut-être une des raisons pour lesquelles on vous trouve dans les résultats de recherche pour des massages érotiques ajouts que vous dites bien que vous n’en faites pas…
    Autre complément, sur la façon qu’on les clients possiblement malveillants de demander les choses pendant la prise de rdv : le client = ”je cherche quelque chose de complet”, moi = ”la réflexologie plantaire c’est super, et vous n’imaginez pas à quel point c’est complet même si ce n’est que sur les pieds et les mollets”, le client = ”non mais quelque-chose de plus complet…”, moi = ”ok fin de la conversation” (avec un peu plus de finesse bien sûr).
    😉

    • Lazarus

      6 décembre 2018

      Bonjour Lifo,

      En effet, les moteurs de recherche ne font pas la différence entre les deux expressions. Mais je puis vous assurer que l’on peut être référencé sur ce genre de mots clefs comme “massage érotique”, même si ce mot “érotique” n’apparaît pas sur votre site internet (ce qui est le cas de ce blog… quoi que, après cet article je ne peux plus vraiment dire ça 😀 )

      Merci de votre retour en tout cas !

      Nicolas

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